Requiem de Fauré au Festival d’Art Sacré d’Antibes

SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2017 – 21h00 - Festival d’art sacré – ANTIBES

DISTRIBUTION
Chœur Régional Provence Alpes-Côte d’Azur
Bruno Rastier et Nicole Blanchi direction
Laurent Fiévet orgue
Pauline Courtin soprano
Frédéric Cornille baryton

PROGRAMME

Poulenc  : Litanies à la Vierge Noire
Poulenc  : 4 petites prières de Saint François d’Assise
Gounod  : Ave Maria
Franck  : Panis Angelicus
Fauré  : Requiem, version pour orgue seul de Lafargue

Nicole Blanchi et Bruno Rastier, les deux chefs associés de Michel Piquemal au Chœur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, partagent la direction de ce concert consacré aux compositeurs français des 19e et 20e siècle : Fauré, Poulenc, Gounod et Franck. Ce programme de musique sacrée met en lumière des œuvres emplies de plénitude et de sérénité dont le célébrissime Requiem de Fauré.

Les Litanies à la Vierge Noire sont l’expression de bouleversements personnels qui ont marqué à jamais la vie spirituelle de Poulenc. En août 1936, Poulenc apprend la mort atroce de son jeune collègue, le compositeur Pierre-Octave Ferroud. Peu de temps après, il se rend au sanctuaire de la Vierge Noire à Rocamadour où il commence à composer les Litanies à la Vierge Noire sur le texte récité par les pèlerins. Écrite pour trois voix de femmes et orgue, c’est une prière qui s’adresse à la Vierge avec ferveur et simplicité.

À la demande de son petit cousin, le frère Jérôme Poulenc, Poulenc a mis en musique quatre des prières de Saint François pour les jeunes frères du scolasticat de la Province de Paris "Champfleury", d’où sa composition pour voix d’hommes. Poulenc qui était venu visiter le couvent de Champfleury a confié aux frères qu’il avait écrit cette musique en se souvenant de son émotion, quand dans la basilique inférieure d’Assise, il avait entendu les frères chanter l’Office divin.

De son Requiem, Fauré écrivait : « Mon Requiem... on a dit qu’il n’exprimait pas l’effroi de la mort. Mais c’est ainsi que je sens la mort comme une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d’au-delà, plutôt que comme un passage douloureux... Peut-être ai-je cherché d’instinct à sortir du convenu, voilà si longtemps que j’accompagne à l’orgue des services d’enterrement. J’en ai par-dessus la tête. J’ai voulu faire autre chose. »

C’est après la mort de son père en 1885 qu’il commence à composer l’œuvre. Cette disparition a, semble-t-il, profondément marqué la sensibilité du musicien, infléchissant son esthétique et suscitant une propension à la tristesse et à la méditation. Il achèvera le Requiem peu après la mort de sa mère. Cette partition noble et raffinée exhale une douceur mystérieuse et une grande tendresse.

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